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01 juillet 2026

Plus de seize ans d’écoute et de conseil

Après près de 17 ans au service des membres du TCS Fribourg, Anne-Claude Escher s’apprête à tourner une page importante de sa vie.

À la fin du mois de septembre, elle prendra sa retraite, avec un mélange de satisfaction et d’émotions difficiles à dissimuler.

Son parcours au sein du TCS débute le 1er mai 2009, à l’ancienne agence de la rue de l’Hôpital, à Fribourg. Après la fermeture de cette agence, parmi les premières concernées par la restructuration, elle se retrouve brièvement sans emploi. Mais le contact avec la clientèle lui manque rapidement, tout comme l’envie d’œuvrer dans un environnement humain et vivant. L’opportunité de revenir ne tarde pas. En 2010, elle réintègre le TCS au moment de la réouverture du point de contact dans ses nouveaux locaux de Granges-Paccot. C’est le début d’un chapitre qui durera plus de quinze ans.

Au quotidien, Anne-Claude Escher occupe un rôle central d’écoute, de conseil et d’accueil: "Chaque jour, je reçois nos membres, je présente les prestations de la section, je propose différentes formes de sociétariat ainsi que les produits ou assurances qui pourraient correspondre à leurs besoins: assurances liées à la mobilité ou à la maison, livret ETI, protections juridiques, Telepass, etc… C’est un immense plaisir pour moi de les conseiller et de les aiguiller vers le bon choix". Selon les périodes de l’année, entre une quinzaine et une quarantaine de personnes passent chaque jour au point de contact, avec des pics particulièrement marqués durant l’été, la saison des télépéages et des départs en vacances.

Pour la future retraitée, le contact direct demeure essentiel. Elle revendique une approche humaine du conseil, loin des canaux électroniques et téléphoniques, plus impersonnels: "Je préfère toujours discuter en personne. Les gens ont besoin de quelqu’un en face d’eux pour comprendre ce qu’ils achètent, c’est essentiel", explique-t-elle. Et c’est précisément ce lien humain qui a donné du sens à son travail pendant toutes ces années.

Ce qu’Anne-Claude Escher retient surtout, c’est l’humain. Les journées rythmées par les échanges, les explications, les sourires, mais aussi parfois les tensions. Elle évoque des situations délicates avec certains clients, mais aussi des gestes de reconnaissance marquants – un mot de remerciement, un passage avec un bouquet de fleurs ou une boîte de chocolats, ou encore le soutien spontané d’une cliente ayant assisté à une altercation…

Au fil des années, l’environnement de travail a lui aussi profondément changé. Anne-Claude Escher se souvient de ses débuts dans des locaux exigus, presque sommaires, avec un accueil au guichet, loin des espaces modernes actuels: "À l’époque, notre bureau était vraiment tout petit – un petit guichet comme une cage en métal bleu. Trois mètres carrés au maximum. Aujourd’hui ça n’a plus rien à voir. Tout a été refait et c’est un vrai bonheur de travailler ici, dans notre Centre de mobilité".

Au-delà du cadre et des outils, c’est surtout l’équipe qu’elle place au centre de son parcours. Une petite structure soudée, composée de quelques collègues avec lesquels elle a partagé son quotidien pendant plus de quinze ans. Il n’est donc pas étonnant qu’elle parle d’eux comme d’une "deuxième famille", un mot qu’elle n’utilise pas à la légère. C’est d’ailleurs ce lien qui rend le départ plus difficile qu’il n’y paraît.

Aujourd’hui, Anne-Claude Escher quitte le TCS Fribourg avec énormément de gratitude et beaucoup de souvenirs. Ceux d’une carrière construite autour du service, de la proximité et de la confiance. Et surtout, ceux d’un métier où l’humain a toujours été au centre.

Une retraite entourée d’animaux

La retraite n’est pas synonyme d’arrêt de toute activité pour Anne-Claude Escher. Bien au contraire. Elle souhaite d’abord profiter de son temps libre, mais aussi s’engager dans des activités en lien  avec les animaux, une passion de longue date.

Elle prévoit notamment de rejoindre  une association qui s’occupe de huskies rescapés de maltraitance ou d’élevages illégaux. Au programme: promenades, soins, caresses et présence quotidienne auprès des chiens. À terme, elle envisage également de s’impliquer  dans un manège pour s’occuper de chevaux. Une nouvelle étape de vie toujours tournée vers le vivant.

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